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Il faut différencier les techniques de dorure selon les supports auxquels elles s'appliquent.
La dorure sur bois : en général, chêne et tilleul sont sculptés, polis, avant d'être recouverts de feuilles d'or de quelques microns d'épaisseur, d'une longueur d'à peu près 8 cm après avoir été enduits d'une préparation de plâtre très fin, dilué dans une eau non calcaire et d'une terre colorée - rouge, jaune- trouvée en suspension dans l'eau de certaines rivières. Cette préparation s'appelle "l'assiette"; les feuilles d'or y adhèrent sans collage, placées à l'aide d'un pinceau en poils de petit gris. Une pierre d'agathe en forme de corne permet de faire adhérer, polir et brunir. Dans les décors du XVIIe et XVIIIe siècles "rocailles", des meubles sont entièrement réalisés en bois sculpté et doré "à la feuille" : consoles, tables, colonnes décoratives et leur chapiteau, angelots et amours, luminaires... Des substituts ont été étudiés pour imiter le bois doré avec des pâtes coulées dans des moules, sculptures fragiles dorées également à la feuille.
La dorure sur verre : la dorure sur verre est toujours posée à froid, en surface ou entre deux feuilles de verre. Des techniques différentes sont utilisées si le doreur utilise un or à la feuille, en poudre ou en suspension. La dorure sur cuir : différentes dorures sont utilisées pour marquer les cuirs à l'or. Les plus courantes sont l'application de fers à peine chauffés sur le cuir mouillé -dorure à froid. Une feuille d'or intercallée permet de réaliser de nombreux motifs. Certains doreurs posent une plaque de la dimension de l'ornementation. Ce type de décors à froid date en France du Moyen-Age. |
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